「ニュースの三角測量」

ニュースを日英仏の3つの言語圏の新聞・ラジオ・TVから読んでいきます。アジア、欧州、アメリカの3つの地点から情報を得て突き合わせて読むことで、世界で起きていることを立体的かつ客観的に把握できるようになります。それは世界の先行きを知ることにもつながると思っています。時々、関連する本や映画などについても書きます。

「パンデミックで悪化した階級間の壁 ~フランスにおける新型コロナ感染症対策の自宅閉じこもり違反者の報道から~ 2回目」 ソフィー・ビュニク 「Des barrières entre classes aggravées par la pandémie. À propos de la médiatisation du non-respect des mesures de confinement en France 2」par Sophie Buhnik

前回に続いてソフィー・ビュニクさんのレポートの翻訳2回目です。

 

パンデミックで悪化した階級間の壁 ~フランスにおける新型コロナ感染症対策の自宅閉じこもり違反者の報道から~ 2回目」   ソフィー・ビュニク 「Des barrières entre classes aggravées par la pandémie. À propos de la médiatisation du non-respect des mesures de confinement en France 2」par Sophie Buhnik

 

フランスの自宅閉じこもり命令によって最も仕事の不安定な人々が雇用や生活条件の点で被る影響については、異議がほとんど認められなかった。低所得者に対する支援や地域ごとに連帯の取り組みがあったにも関わらず、フランスの低所得層で貧困がかなり進行し進み、無数の小さな商店群は倒産の危機に陥った。

いわゆる恵まれない地域では、とりわけ失業率が非常に高くなり、その子弟らは教育施設からも切り離され、家庭内暴力も横行した。背景には狭い住宅に多くの人が詰め込まれいたことや、学校でたた同然で配給されていた食堂の食事ができなくなって発生した飢えがあった。

今後は家庭で子供らに金を払って食事を与えなくてはならないのだ。他の国と同様に、新型コロナは学生たちに対して、一層強くしわ寄せが来た。というのも、大学生たちにとっては、スクリーンでの講義は大学に行く意味が乏しいと感じさせるものだったからだ。大学生たちは学業を放棄し、将来どう生きて行けばよいのかもわからなくなった。とりわけ、サービス業やレジ、企業の研修などのアルバイト業務がなくなったことは豊かではない家庭の子弟にとっては学費の足しにする資金源が失われることを意味する。

2020年9月末の新学期が始まってから、18歳から24歳の若者たちの一定数が満足に食事がとれていないことが明らかになった。大学の食堂であれば1ユーロで食事ができたのに、そのチャンスが失われてしまったからだ。

日本で働き、暮らしているフランス人にとっては~その間、フランスに帰国することができなかったのだが~、フランスで人々がもっと苦しい思いをしているのを遠くから見守るのは苦しいものがあった。そして今では1年を超えるが、パリやリール、ナントなどの都市が閉鎖された状況を想像するのもまた辛いものがあった。日本では東京でも大阪でも出かけて行って外食することもできるのだ。日本ではいわゆる「三密」を無視した場合は、感染リスクさえ本人が引き受ける覚悟があればよかったのだ。

日本からフランスの現実を眺めると、公共政策では官僚主義的な特徴が色濃く見える。そのメリットも、デメリットにおいてもだ。この状況はフランス社会に潜在する怒りを増幅させることになった。すでに黄色いベスト運動の危機で、十分に悪化していたというのに。その怒りはイデオロギー的に対立しあう様々なグループの間で緊張を高めた。それぞれ対抗する「敵」に怒りの矛先を転じたのだ。

 右翼について言えば、「イスラム主義の左翼」に対する敵意が沸き起こった。これは日本におけるネトウヨたちによる移民や韓国・朝鮮系の人々へのインターネット上での威嚇とよく似ている。右翼の論説記者は若者たちが夕方、出歩いてウイルスを弱い人々に、特に彼らの親たちにまき散らしていると非難した。また彼ら右翼の論説記者は国家経済を守ろうと、リベラル派的なポジションを取ってあまり厳しくない措置を求めた。つまり、感染症から健康を守る責任を国家から社会に転嫁し、個々人の住環境の状況に応じた不平等な手段へと対策を移すことだった。富裕層の世帯は広い住居で生きることができるが、そうではない世帯は狭い住まいに多くの家族が集まることになる。その結果、子供たちのオンライン学習の状況は劣悪になってしまう(個室ではなく、静かさもないなどなど)。

 

(つづく ソフィー・ビュニク)

 

(原文)

Les conséquences de ces mesures de confinement sur l’emploi et les conditions de vie des personnes les plus précaires, ont été très contestées : malgré la mise en place de soutiens aux bas salaires ou le développement de solidarités locales, toute une partie de la population française a glissé dans une très grande pauvreté et beaucoup de petits commerces sont menacés de faillite.

Les quartiers dits défavorisés sont particulièrement touchés par la hausse du chômage, le décrochage scolaire, les violences domestiques à cause de l’entassement dans des logements trop petits, ou la faim, car la fréquentation de l’école permettait à beaucoup de famille de nourrir leurs enfants presque gratuitement grâce aux cantines :  il faut désormais leur donner des repas à domicile qu’il faut payer. À l’instar d’autres pays, les étudiants souffrent particulièrement, car leurs études universitaires via des écrans ont perdu leur sens ;  ils abandonnent leurs cursus et ils ne savent pas de quoi leur avenir sera fait. Surtout, la disparition des petits boulots de serveur, caissier, stagiaire dans une entreprise, prive les étudiants de familles démunies d’une source de revenu complémentaire de leurs bourses d’étude, quand elles ou ils en ont une.

Après la rentrée scolaire 2020, fin septembre, il est devenu évident qu’une proportion de plus en plus importante des 18-24 ans n’arrivait pas à manger correctement, hors de la possibilité de prendre des repas à un euro dans les restaurants universitaires.

Pour les citoyennes et citoyens français travaillant et résidant au Japon, qui n’ont pas pu retourner en France, il est douloureux de voir, de manière générale, la population vivant sur les territoires français souffrir plus, et de s’imaginer que depuis plus d’un an maintenant, tout est fermé à Paris, Lille ou Nantes, alors que l’on peut aller manger dehors à Tokyo ou Osaka, tout en sachant que l’on prend des risques si on ne respecte pas assez les « gestes barrières » ou san mitsu.

En voyant l’actualité française depuis le Japon, on voit aussi ressortir le caractère bureaucratique de la gestion des politiques publiques, avec ses avantages mais surtout ses inconvénients. Cette situation a accentué en France un sentiment inquiétant de colère sociale, qui était déjà exacerbé par la crise des gilets jaunes. Cette colère se lit dans la multiplication des tensions entre des parties de la société qui sont idéologiquement opposées et qui semblent chercher à canaliser cette colère vers des « ennemis » désignés.

Du côté de la droitosphère, on constate un regain d’animosité contre les « islamo-gauchistes » qui résonne avec les attaques sur internet contre les immigrés ou descendants d’immigrés coréens au Japon[1].

Les éditorialistes de droite s’en sont beaucoup pris aux « jeunes » qui essaient d’aller à des soirées et peuvent ainsi transmettre le virus à des personnes plus vulnérables, notamment leurs parents.  Ou bien, ils adoptent une position libérale qui réclame des mesures moins strictes pour sauver l’économie nationale, ce qui implique de reporter vers la responsabilité individuelle la protection contre la maladie, avec des moyens de se protéger inégaux en fonction des conditions d’habitat des individus  : les ménages riches peuvent vivre dans de grandes demeures, quand d’autres familles s’entassent dans de petits appartements, ce qui nuit d’ailleurs aux conditions d’apprentissage en ligne de leurs enfants (pas de chambre séparée, pas de silence pour travailler, etc.).