「ニュースの三角測量」

ニュースを日英仏の3つの言語圏の新聞・ラジオ・TVから読んでいきます。アジア、欧州、アメリカの3つの地点から情報を得て突き合わせて読むことで、世界で起きていることを立体的かつ客観的に把握できるようになります。それは世界の先行きを知ることにもつながると思っています。時々、関連する本や映画などについても書きます。

「パンデミックで悪化した階級間の壁 ~フランスにおける新型コロナ感染症対策の自宅閉じこもり違反者の報道から~ 9回目」 ソフィー・ビュニク 「Des barrières entre classes aggravées par la pandémie. À propos de la médiatisation du non-respect des mesures de confinement en France 9」par Sophie Buhnik

(ソフィー・ビュニクさんのエッセイの続き 9回目 最終回)

 ここで批判されているのは、政府の方針に逆らってオープンしていたこれらのレストランにやって来た客たちの下品さである。客たちは結局、風味の乏しい料理に対して法外な料金を支払う心構えができていた。というのも彼らにとって大切だったことは、エリートの一員であることを示すことだったからだ。彼らはますます多くのフランス人が陥ることになった空腹には知らんふりだった。

 最も裕福な1%の人々の不道徳について今、議論する際に、しばしば浮かんでくるのは、基本的に1789年の夏に先立つ飢饉と怒りの時代の記憶の影だ。これらの議論には、クリストフ・ルロイのプライベートクラブのメンバーよりも貧しくても、必ずしも学歴が低いとは限らないフランス人たちによって行使された復讐という印象もある。「お金ですべてを買うことができない、特に趣味は」という格言はフランスで今日も人気がある。この格言は、フランスでは優雅であるための、そしてファッショナブルであるための方法と結びつけられて語られる。有名な「パリのシック(粋)」という言葉は、所有や、最も高価な物を身に着けているということに断固として依存しない。むしろ、材料を使いこなしたり、ノウハウを習得する能力に依存するのである。

 こうした見方に立てば、富裕層であろうが中流であろうが、またプロレタリアであろうが、社会階級が持つ機能の複雑さが問われることになる。というのも、それぞれの内部にも開きが生じてきているからだ。「労働者階級」と一口に言っても、今日、非常に多様な状況と広がりが存在している。同様に「裕福な階級」という言葉にも、もはや均一性は失われているのである。

 クリストフ・ルロイは成功した歌手ジョニー・アリディ(1960年代に「イエイエ」という音楽ムーブメントでスターになった)に親しかった。パレ・ヴィヴィエンヌの非常に豪華な装飾や記念写真用に客たちが選んだポーズと服… これらは否応なしに「ニューリッチ」という言葉を放っている。あるいはフランス語の「成り上がり」という言葉の通りの印象を与える。今回のケースでは、団塊世代の彼らの両親が戦後、起業家になって富を増やした結果、彼ら自身、多かれ少なかれ事業の出発時に不動産か金融資本を保有でき、それらを元手に、透明性にはばらつきこそあれ、彼ら自身も利益を得た可能性はある。彼ら、新興エリートたちは、米社会学者のリチャード・フロリダが記した知的ブルジョアジーからも、さらに「創造的な階級」からさえもほど遠く、むしろIT業界におけるスタートアップに結びついている。彼らは、ここまで俗悪な夜会にあまり精神的でない人たちと出向く、ということに嫌悪感を感じていた可能性もある。しかし、これは新しいことではない。小説「失われた時を求めて」では、ヴェルデュラン家の夫婦は、その莫大な富にもかかわらず、古いサンジェルマンの貴族のサロンほど有名な社交界のサロンを開催することができなかった。すでに第一次大戦前にはサンジェルマンの貴族は衰退こそしていたのだが、それでも良い趣味を示すことができたのだ。

 

(終わり)

 

ソフィー・ビュニク(地理学者)

Sophie Buhnik 

 

 

ソフィー・ビュニク氏(地理学者)

(原文)

Ce qui est donc critiqué ici, c’est la vulgarité du goût des invités à ces soirées clandestines, prêts à payer des sommes faramineuses pour des assiettes finalement très peu savoureuses, l’essentiel étant de montrer qu’on fait partie d’une élite, et en ignorant la faim qui touche de plus en plus de Français.e.s. Au fond, l’ombre du souvenir de la période des famines et des colères précédant l’été 1789 plane souvent dans les débats actuels sur l’immoralité des 1% les plus riches. Il y a aussi une forme de vengeance exercée par des Français plus pauvres que les membres du club privé de Christophe Leroy, mais pas nécessairement moins diplômés. L’adage « l’argent n’achète pas tout, surtout pas le bon goût » reste populaire en France, et il est associé à une manière française d’être élégant et à la mode : le fameux « chic parisien » ne repose pas systématiquement sur le fait de posséder et avoir sur soi les objets les plus chers, il naît d’une capacité à maîtriser des matières et des savoir-faire.

Cette perspective met d’ailleurs en jeu la complexité du fonctionnement des classes sociales, qu’elles soient aisées, moyennes ou prolétaires, parce que leur composition interne est de plus en plus hétérogène. De même que derrière la notion de « classes populaires » se dessinent des situations et des trajectoires très variées, la notion de « classe aisée » ne présente guère d’uniformité. La proximité de Christophe Leroy avec le chanteur à succès Johnny Halliday (devenu une star dans les années 1960 avec le mouvement musical « yé-yé »), la décoration très pompière du palais Vivienne, les poses et les vêtements choisis par les invités sur les photos… dégagent une impression de « nouveaux riches » ou comme on dit en français, de « parvenus ». Dans ce cas précis, il peut s’agir de personnes dont les parents Baby-boomers se sont enrichis durant l’après-guerre en devenant entrepreneurs, et ils détiennent ainsi un capital immobilier ou financier de départ qu’ils ont fait fructifier de façon plus ou moins transparente. On est loin de la bourgeoisie intellectuelle ou même des « classes créatives » décrites par Richard Florida, ces élites globales liées aux start-ups de l’économie numérique : il est probable qu’elles ressentent de la répulsion à l’idée de se rendre à des soirées aussi kitsch, avec des gens peu spirituels. Mais cela n’est pas nouveau : dans À la Recherche du Temps Perdu, le couple formé par les Verdurin, malgré sa très grande richesse, ne parvient pas à tenir un salon mondain aussi réputé que ceux de l’aristocratie ancienne de Saint-Germain, déjà en déclin avant la Première guerre mondiale mais toujours capable de dicter le bon goût.